Face Nord de la Pointe Durand - Pelvoux

Belle mais dure reprise de la saison d'alpinisme avec Nico au Pelvoux.

Je pensais naivement que les mètres de dénivelés cumulés en ski cet hiver n'étaient pas encore trop loin pour me garantir une forme à toute épreuve et bien il n'en fut rien ! Seul consolation, Nico n'était pas plus vaillant .

On se retrouve lundi soir à Ailefroide sans avoir encore convergé vers un objectif, je suis tenté par la goulotte Chancel-Molinatti au Bonvoisin mais nico est septique sur les conditions. Des récents compte rendu internet indiquent que la pente centrale du Pelvoux est en bonne condition. Je ne suis pas un fanatique de ces grands couloirs de neige un peu fastidieux et exposés mais Nico finit par me convaincre en me faisant miroiter de beux passages de glace dans la barre du bas et une descente à ski directe sur la voiture par les Violettes.

Départ à ski à 2 heures après une très courte nuit sur le parking du pré.

L'approche est déjà un vraie petite course, on remonte a ski le glacier noir puis en crampon les raides pentes qui viennent buter sous la barre. Au bout de 4 h, la goulotte apparait et on démarre enfin la vrai course.

Nous franchirons cette goulotte en deux grandes longueurs. La première longueur est en conditions très moyenne, peu de glace et de la neige sans cohésion qui m'obligera à passer un des ressaut par du mixte en rive gauche. Ensuite ça s'arrange même si l'ambiance est bien humide.

Constant rappelle dans son topo qu'en 1956, lors de la première publication du topo des Ecrins, cette goulotte n'existait pas ! couverte par le glacier. La course était alors coté AD- contre TD- aujourd'hui ! 

On arrive sur la fameuse pente suspendue, la sensation de tobogan est saisissante, les performances des skieurs de cette pente le sont également. http://www.benjaminvedrines.com/article-pente-centrale-du-pelvoux-118228538.html

On décide, plutôt que de traverser vers le pente centrale, de remonter droit vers l'arrête de la pointe Durand par ce qui fut la voie des premiers assencioniste. Le topo indique une grande pente de neige puis une sucession de couloir et de goulotte sans difficulté.

En fait ce fut en fait une belle galère ! La neige souvent sans cohésion, les ski qui tirent sur le sac, l'altitude se traduisirent par une vitesse ascentionnelle ridicule si bien qu'arrivé au bout de la pente de neige, on décide de redescendre pour rejoindre l'itinéraire de la pente centrale ou les traces présentes devraient faciliter le travail.

Une belle réchappe bien formatrice qui nous permettra de réviser toutes les techniques des manuels de l'ENSA .....

Effectivement la pente centrale passe nettement mieux et on est vite au col.

Le retour logique est le glacier des viollettes mais nos fourvoyages ne nous ont pas mit en avance et il semble donc plus raisonnable de descendre par le coolidge mieux exposé.

Le coolidge est encore corecte puis on ski jusqu'au refuge. 

Ensuite c'est le long et habituel retour vers Aulefroide

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L'Ailefroide au soleil

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A la sortie des goulottes, la pente centrale et la pointe Puissieux qui prend déjà la soleil.

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En montant vers l'arrête de la pointe Durand