3 jours en Mercantour

Après une petite pause paternité, je reprend le chemin des montagnes. Cette fois route au Sud pour emmener Matthias et Gilles dans le Mercantour.

Samedi nous montons au Refuge de Nice sous un ciel qui a la bonne idée de se voiler et de nous éviter ainsi une cuisson lente dans cette combe plein sud. 

Acceuil parfait de Christophe le gardien qui nous régalera d'une daube et d'un petit mélèze pour la digestion.

Le lendemain départ pour le Clapier à 6h30, le regel est moyen, la faute sans doute au vent qui s'est maintenu toute la nuit. On monte donc d'un bon rhytme car on sait que la dernière descente de la journée sur le refuge de Valmasque est plein sud.

Du sommet, on longe l'arrête Ouest pour aller zieuter le couloir Nord, élégante alternative au Pas Ouest et qui évite une remontée. C'est raide mais les corniches ne gènent pas l'entrée et la neige est bonne .... Zou.

On descend ensuite versant italien pour remonter ensuite au col de l'Agnel qui donne accès la la face  sud de la Cime du même nom. Notre objectif initial était de réaliser la cime en aller retour mais il faut se rendre à l'évidence ça décaille beaucoup trop vite donc on remonte directement vers le collet de la Charnassière. De gosses traces descendent du collet, le loup ?

Du collet on plonge sur le refuge, l'itinéraire n'est pas facile à lire du haut et mieux vaut éviter cette descente sans visibilité. La neige est un peu trop revenue mais encore rien de dangereux et on atteint sans encombre le petit refuge de Valmasque.

S'en suit une longue après midi entre sieste au soleil, comptage des chamois, recherche d'Arva et discussions politiques.

Le petit refuge d'hivers est très agréable et facile à chauffer avec un bon poele.

Le lendemain, on se lève tôt et on remonte successivement les lac vert, noir et du Basto vers la  Baisse de Valmasque. Un peu avant le col on remonte les pentes de la rive gauche pour passer sous la cime de Muffie puis, par des traversées, on rejoint une belle combe suspendue sous le sommet du Grand Capelet. Vers 28550, on chausse les crampons et on rejoint le sommet par une joli parcours d'arrête. 

La vue est superbe sur la vallée des Merveilles, l'Italie et la mer de nuage qui recouvre la côte. 

La descente  de la face sud est jolie et déjà bien revenue, 

Arrivé au pas des Conques, changement d'ambiance, un petit goulet raide et gelé plonge à l'ombre entre les paroies du Capelet et du Caire des Conques. Une petite main courante et on attaque les virages sur une neige dure mais avec un grip correcte. 

S'en suit une belle descente vers la voiture qui là encore n'est pas a sous-estimée en cas de mauvaise visibilitée.

L'histoire finie au soleil  sur une terrasse de Roquebilière avec des airs d'Italie.

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