Voyage

Islande - ski dans le Hornstrandir

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Le mois d'avril est la saison des voyages à ski exotiques. Cette année nous avons décidé d'aller découvrir une nouvelle destination ski, l’Islande.

Avant de rejoindre, la presque aujourd'hui classique péninsule des Trolls, nous avons commencé par visiter le Hornstrandir, une "petite" péninsule à l'extrême Nord Ouest de l’Islande.

La région est déjà réputée pour son isolement en été, alors en hivers, c'est une vrai petite aventure de rejoindre ces terres oubliées.

Depuis Redjavik, il ne faut pas moins de 7h de route et piste pour rejoindre Ísafjörður. Au passage, nous gravissons un beau sommet de près de 1000 m et débutons ainsi ce qui sera le thème de ce séjour, le ski de rando à vue.

La technique est simple : on se balade, en voiture ou en bateau, quand une ligne nous fait de l'œil, on chausse les skis et on y va : pas de topo, pas de cotation, pas de nom de sommet, pas de condition sur skitour,  ....... les vraies vacances !

A Ísafjörður, Runard, qui dirige une petite agence spécialisée dans les excusions en bateau dans cette partie de l'Islande, nous attend avec son bateau pour nous mener vers le refuge de Kviar et qu'il retape depuis quelques années.

Kviar est ancienne ferme construite au début du 20ème siècle et abandonnée par ces occupants dans les années 50 las de cette vie d'une dureté inouïe à lutter contre le tempête et les mauvaises récoltes.

L'enchantement démarre dès le pied posé sur le bateau et ne cessera pas pendant une semaine, le Horanstrandir empilant les surprises comme sur une pièce montée.

Dans la catégorie ski, on enchaîne les traversées de fjord en fjord avec dépose et récupération en bateau et les couloirs s'arrêtant sur la plage. La neige de printemps semble ici éternelle et incite à des journées sans fin où il n'est pas rare de constater qu'à 21h on est encore sur les skis.

Les paysages sont presque émouvants de beauté et de sauvagerie et tous le bestiaire arctique  défile comme à la parade : baleine, phoque, renard blanc et des milliers d'oiseau qui font regretter l'oubli de son Peterson.

La solitude est totale et il faut parfois rappeler aux compagnons surexcités l'engagement du lieu quand tout pousse aux grandes courbes à vitesse déraisonnable.

Quand enfin, le ski s'arrête, les jambes lourdes, c'est Runnar et Keree qui prennent le relais et fond mentir tous les clichés sur la nourriture islandaise.

23h, il fait encore jours, les renards tournent autour du refuge, les eiders s'agitent sur la grève, au loin, une baleine croise dans le fjord, difficile de s'arracher à la contemplation et d'aller profiter des quelques heures de relative pénombre avant le retour du soleil vers 4h du matin.

Après six jours loin du monde,  nous rejoignons Akureyri pour la deuxième partie du voyage.

Retour à la civilisation, ce que l'on perd en solitude on le gagne en logistique, le ski est ici d'une grande simplicité, on roule sur la route côtière, en ce début mai la neige descend encore jusqu'à la plage, il n'y a donc qu'à garer la voiture et à chausser les skis.

Ce qui ne change pas c'est la beauté des paysages et cet immense bonheur de skier vers la mer.

La météo plus capricieuse de cette seconde semaine, nous chassera avant le terme prévu vers le sud. L'enneigement commence à être faible dans cette partie de l'Islande mais nous parviendrons tout de même à faire deux belles journées de ski dans de petits massifs non loin de la capitale.

Je retourne skier en Islande et dans le Hornstrandir l'année prochaine début mai, n'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés.

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Escalades en Sardaigne

J'étais venu grimper dans le golf d'Orosei il y quelques années et bien sûr j'avais beaucoup aimé ces Calanques à la sauce sarde.

Ayant entre temps découvert le kayak de mer lors d'une tentative de tour de Mayotte, je me suis dit qu'un trip escalade/kayak pouvait être une belle excuse pour revenir grimper en Sardaigne.

L'aventure commence sur le port de Cala Gonone. Vivres pour plusieurs jours, eau, matériel d'escalade, bivouac, le canoë est dangereusement chargé mais on se lance vaillamment à l'eau sur une mer d'huile.

Cala Fuli, Cala Luna, Cala Sisine, Cala Goloritze, pendant 4 jours nous alternerons grimpe, baignade, navigation et bivouac sur la plage.

Aucun chavirage à déplorer même si le 3ème jour, un grain subit, dans un zone où l'accostage était impossible à cause des falaises, nous rappelera bien vite notre condition de marin d'eau douce.

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Le canoë bien chargé

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Les colonnettes de Cala Luna, moins loin que la Thaïlande


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Les grottes de Cala Luna pour des bivouacs de rêve

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Cala Goloritze

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Les 150 m de l'Aguglia, un passage obligé de l'escalade en Sardaigne

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Vue du sommet de l'Aguglia sur le canoë.


Après notre retour au port, on a continué à écumer les falaises sardes avec des classiques : Jerzu, Gurupu, Capo Testa et des nouveaux secteurs.

La Sardaigne est une destination grimpe en pleine élovultion et on a pu découvrir 3 nouveaux secteurs tous 3 étoiles et dans des styles très différents : Osili, Rocca Regina et l'incroyable Millénium Cave.


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Cala de la Luna au capo Testa, la tempête nous enpêchera de grimper mais que c'est beau !!!

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Rocca Regina propose une escalade physique sur un beau grès déversant qui rappelle Venasque

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Osili, un petit site perdu dans le Supramonte qui propose quelques grandes voies faciles et des couennes dures sur colo de toute beauté

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Millenium Cave, un site hors norme, peut être le plus beau où j'ai grimpé. 


Escalade et découverte au Mali

Au centre du Mali, entre Gao et Mopti au Sud du Fleuve Niger, se trouvent d'incroyables formations rocheuses plantées au milieu de la savanne. 

Les plus connus sont la Main de Fatima et le mont Hombori, facilement accessibles depuis la route Mopti-Gao, mais d'autres formations émergent ça et là sur des dizaines de kilomètres.

Le rocher est une sorte de granite recuit très fissuré qui permet une très belle escalade variée. On trouve des voies toutes équipées et des voies à protéger.

La période pendant laquelle la grimpe est possible est très courte : de décembre à février et même à ces périodes il peut faire très chaud.

Nous sommes partis 20 jours début janvier avec une équipe de choc : Sam, Vanessa, Bastien et Charline avec pour objectif, de la grimpe et de la balade.

Arrivés sur Gao dans la matinée, il est trop tard pour partir pour Hombori. On profite donc de la ville plutôt agréable et du Niger superbe.

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La dune Rose en face de Gao.

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Le lendemain on embarque dans un bus pour Hombori, gros village au bord de la route. On s'installe dans une pension sympa et aérée ...

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On se rend vite compte que Hombori est un peu trop loin des sites d'escalade et on déménage donc pour les campements au pied de la Main de Fatima.

C'est un peu moins confortable mais la vue est 4 étoiles :

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Les conditions d'escalade sont très bonnes. Il fait apparement exeptionnellement frais. Grimper au soleil est même envisageable.

On attaque doucement par "mariage traditionnel" une voie de 300 m totalement équipée sur un très beau cailloux.

Puis sur une semaine nous réaliserons : "Ori/BMW", la "Guy Albert", "Reine d'Afrique", "Panique à Gotham City", une voie sur le Wanderdu.

L'escalade est enthousiasmante, on trouve de tout : de la dalle, de la fissure, du dévers. Les protections lorsqu'elles sont nécessaires sont faciles à poser. Un jeu de friends permet de faire l'essentiel.

Attention tout de même, on est au Mali, personne ne viendra vous aider en cas de soucis en paroi si ce n'est les autres grimpeurs présents au camp. 

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Fin de la première semaine, on quitte à regret le massif du Hombori  et on file vers Douenza pour la suite du périple. 

L'objectif est d'aller visiter un massif au Nord de Douenza, le massif du Dyounde. On envisage un moment de partir en chameau mais l'organisation est trop complexe : les chameaux sont dans la brousse, il faut aller les chercher, peut être demain, peut être après demain, ......on loue un 4x4 .

Le chauffeur cuisinier, Nouh, ne comprend pas vraiment pourquoi on veut aller sur le Dyounde et pas en pays Dogon. Il se révelera un parfait compagnon de voyage.

Quelques courses et nous voilà partis pour le Mali très très profond. Pendant 4 jours, on suivra doucement l'immense falaise qui délimite le Nord du massif. Plus d'une centaine de kilomètres de face quasi continue de 100 à 500 m. De quoi épuiser des générations de grimpeurs.

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La falaise Nord du Dyounde

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Un berger Sonhrai vient nous offrir de l'eau lors d'une pause. 

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Un peu de bloc pour calmer notre excitation devant une telle quantité de rocher

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Encore du cailloux (Arnaud Petit et Stephanie Bodet ont ouvert une voie dans cette paroi)

Au pied de la face se succèdent les villages Sonrhais et les campements Peuls installés à la faveur des sources qui émergent au pied de la falaise. 

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Oasis

L'acceuil est incroyable, on ne voit pas souvent de blancs ici. Notre passage devant une école déclenchera une émeute enfantine dont nous garderons un souvenir impérissable. Le soir la moitié du village nous rejoint au bord du feu de camp. Nouh assure valeureusement les traductions.


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Nouh et les petits peuls

La troisième nuit on s'arrête proche d'un campement peul, nos victuailles sont un peu épuisées et on demande à Nouh d'acheter une chèvre pour organiser une méchoui party.

Sur le papier ça semble simple : des chèvres, il y en partout. C'est mal connaitre la philosopie Peul. On ne veut pas nous en vendre. Nouh nous explique. En France les gens compare la taille de leur voiture, de leur maison, (ou leur niveau d'ecalade après travail), ici c'est la taille du troupeau qui fait un homme. 

Finalement, à la nuit, nous aurons gain de cause et une chèvre blanche  est prestement égorgée et mise à rotir.

Toute la population même du campement est rassemblée. Les hommes portent de long sabres qui brillent à la lueur du feu. C'est assez impressionnant.


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Les peuls : beaux, fiers et pas toujours commodes 

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Le tour du Dyounde fini on part vers Mopti pour la fin du voyage. Au passage on visitera un joli village Dogon connu pour ses crocodiles sacrés qui déambulent pacifiquement au milieu des potagers. 

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Mopti sur les berges du Niger est une ville qui nous a beaucoup plu même si le Niger est moins beau qu'à Gao. On profite du temps qu'il nous reste pour naviguer pendant deux jours et observer la vie sur le fleuve.

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Multi activités en Corse

Connaissez-vous beaucoup d'endroits où l'on peut dans la même semaine et avec moins d'un plein d'essence faire du bloc, nager dans une mer turquoise, descendre un canyon lui aussi turquoise, traverser un lac gelé pour rejoindre une voie de plusieurs longueurs ? 

LA CORSE !

10 jours de rêve ça commence par deux jours de Bloc à Capinerù pour se remettre du voyage : baignade, oursinade et un peu de bloc quand même.

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Ensuite, les choses sérieuses commencent. Direction Bevella pour des grandes voies superbes dont le fameux Dos de l'éléphant et ses incroyables dalles. Les dalles ne sont pas faciles mais le crux de la journée c'est clairement l'approche : certains ne trouvent jamais la première longueur !

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La Corse permet toutes les variations. On remonte le canyon de la Purcaraccia pour aller au fond du vallon gravir les 16 longueurs de Pietra Donda. Descente en rappel et bivouac au bord de l'eau. Le lendemain, il ne reste plus qu'à enfiler le matos dans les sacs étanches et à rejoindre la voiture par une descente en canyon 3 étoiles. Elle est pas belle la vie ? 

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On continue notre remontée de l'île vers la Restonica. Au bout de la vallée, on charge les sacs et on monte vers le lac de Capitello. La neige apparait bientôt et on découvre le lac encore entièrement gélé en ce mois de mai.

Bivouac et feu de bois face à l'objectif du lendemain : la voie légende d'automne.

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La première longueur démarre au bord de l'eau et en temps normal son approche se fait par une traversée un peu scabreuse au dessus du lac. Aujourd'hui, il suffira de traverser sur la glace, magique !

La voie est très belle et chemine sur un élégant pilier.

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Les longeurs s'accumulent autour de Corte et les doigts commencent à demander grâce, il est temps de changer d'activité et de finir cette traversée de la Corse par une traversée express du désert des Agriates.

L'endroit est très beau, dommage que pas mal de 4x4 passent outre les interdictions et rejoignent les criques isolées que les plus courageux (nous !) mettent plusieurs heures à atteindre à pied.

Au loin le Cinto enneigé brille dans le ciel bleu pour nous rappeler que nous n'avons pas révé nos escapades glaciaires.

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Dimanche, il faut reprendre le bateau....Snif

Mais la Corse semble s'enlaidir moins vite que le reste du monde, alors on a le temps de revenir ! 

Escalades Malgaches

Quelques photos de 3 semaines hors du temps dans la brousse Malgache.

Au programme de l'escalade bien sûr dans le très beau massif de Tsaranoro et une descente de rivière en pirogue.

Entre ces deux temps forts, l'enchainement de tous les moyens de transports envisageables : pirogue, pousse-pousse, vélo, charrette à zébu, bus collectif, 4*4, camion  ....... A Madagascar, le voyage prend tout son sens, pressés s'abstenir.

Pour l'escalade proprement dite nous réaliserons : Alien, Pectorine, la voie des guides suisses, la croix du sud et la très longue Catamaran de l'autre côté de la vallée sur le Dondy. Ces 1000 m d'escalade dans un cadre incroyablement sauvage resteront un des plus beaux moments du voyage.

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Les cultures de riz en terrasse caractéristiques de la région d'Antsirabe100-0091-img.jpg101-0135-img.jpg

Sur les bord de la Tsiribine

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Bastien tente de défier les piroguiers...... France 0 _ Madagascar 1

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Ravitaillement

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Une petite marcheuse très sérieuse près de Monrondav

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Arrivée en vue du Tsaranoro

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Une longueur très (trop) engagée de Catamaran img-0314.jpgimg-0345.jpg