Escalade et découverte au Mali

Au centre du Mali, entre Gao et Mopti au Sud du Fleuve Niger, se trouvent d'incroyables formations rocheuses plantées au milieu de la savanne. 

Les plus connus sont la Main de Fatima et le mont Hombori, facilement accessibles depuis la route Mopti-Gao, mais d'autres formations émergent ça et là sur des dizaines de kilomètres.

Le rocher est une sorte de granite recuit très fissuré qui permet une très belle escalade variée. On trouve des voies toutes équipées et des voies à protéger.

La période pendant laquelle la grimpe est possible est très courte : de décembre à février et même à ces périodes il peut faire très chaud.

Nous sommes partis 20 jours début janvier avec une équipe de choc : Sam, Vanessa, Bastien et Charline avec pour objectif, de la grimpe et de la balade.

Arrivés sur Gao dans la matinée, il est trop tard pour partir pour Hombori. On profite donc de la ville plutôt agréable et du Niger superbe.

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La dune Rose en face de Gao.

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Le lendemain on embarque dans un bus pour Hombori, gros village au bord de la route. On s'installe dans une pension sympa et aérée ...

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On se rend vite compte que Hombori est un peu trop loin des sites d'escalade et on déménage donc pour les campements au pied de la Main de Fatima.

C'est un peu moins confortable mais la vue est 4 étoiles :

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Les conditions d'escalade sont très bonnes. Il fait apparement exeptionnellement frais. Grimper au soleil est même envisageable.

On attaque doucement par "mariage traditionnel" une voie de 300 m totalement équipée sur un très beau cailloux.

Puis sur une semaine nous réaliserons : "Ori/BMW", la "Guy Albert", "Reine d'Afrique", "Panique à Gotham City", une voie sur le Wanderdu.

L'escalade est enthousiasmante, on trouve de tout : de la dalle, de la fissure, du dévers. Les protections lorsqu'elles sont nécessaires sont faciles à poser. Un jeu de friends permet de faire l'essentiel.

Attention tout de même, on est au Mali, personne ne viendra vous aider en cas de soucis en paroi si ce n'est les autres grimpeurs présents au camp. 

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Fin de la première semaine, on quitte à regret le massif du Hombori  et on file vers Douenza pour la suite du périple. 

L'objectif est d'aller visiter un massif au Nord de Douenza, le massif du Dyounde. On envisage un moment de partir en chameau mais l'organisation est trop complexe : les chameaux sont dans la brousse, il faut aller les chercher, peut être demain, peut être après demain, ......on loue un 4x4 .

Le chauffeur cuisinier, Nouh, ne comprend pas vraiment pourquoi on veut aller sur le Dyounde et pas en pays Dogon. Il se révelera un parfait compagnon de voyage.

Quelques courses et nous voilà partis pour le Mali très très profond. Pendant 4 jours, on suivra doucement l'immense falaise qui délimite le Nord du massif. Plus d'une centaine de kilomètres de face quasi continue de 100 à 500 m. De quoi épuiser des générations de grimpeurs.

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La falaise Nord du Dyounde

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Un berger Sonhrai vient nous offrir de l'eau lors d'une pause. 

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Un peu de bloc pour calmer notre excitation devant une telle quantité de rocher

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Encore du cailloux (Arnaud Petit et Stephanie Bodet ont ouvert une voie dans cette paroi)

Au pied de la face se succèdent les villages Sonrhais et les campements Peuls installés à la faveur des sources qui émergent au pied de la falaise. 

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Oasis

L'acceuil est incroyable, on ne voit pas souvent de blancs ici. Notre passage devant une école déclenchera une émeute enfantine dont nous garderons un souvenir impérissable. Le soir la moitié du village nous rejoint au bord du feu de camp. Nouh assure valeureusement les traductions.


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Nouh et les petits peuls

La troisième nuit on s'arrête proche d'un campement peul, nos victuailles sont un peu épuisées et on demande à Nouh d'acheter une chèvre pour organiser une méchoui party.

Sur le papier ça semble simple : des chèvres, il y en partout. C'est mal connaitre la philosopie Peul. On ne veut pas nous en vendre. Nouh nous explique. En France les gens compare la taille de leur voiture, de leur maison, (ou leur niveau d'ecalade après travail), ici c'est la taille du troupeau qui fait un homme. 

Finalement, à la nuit, nous aurons gain de cause et une chèvre blanche  est prestement égorgée et mise à rotir.

Toute la population même du campement est rassemblée. Les hommes portent de long sabres qui brillent à la lueur du feu. C'est assez impressionnant.


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Les peuls : beaux, fiers et pas toujours commodes 

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Le tour du Dyounde fini on part vers Mopti pour la fin du voyage. Au passage on visitera un joli village Dogon connu pour ses crocodiles sacrés qui déambulent pacifiquement au milieu des potagers. 

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Mopti sur les berges du Niger est une ville qui nous a beaucoup plu même si le Niger est moins beau qu'à Gao. On profite du temps qu'il nous reste pour naviguer pendant deux jours et observer la vie sur le fleuve.

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